|
Exclu du Goncourt, Thélyson Orélien est toujours en lice pour deux autres prix littéraires, malgré la polémique sur l’IA... |
1
Thélyson Orélien est sous le feu des critiques depuis plusieurs semaines, soupçonné d’avoir utilisé l’Intelligence artificielle (IA) pour écrire son roman. Si le jury du prix Goncourt a pris la décision de retirer « C’était ça ou mourir » de sa sélection à la fin du mois de septembre, il est toujours en lice pour deux prix littéraires.
Thélyson Orélien a interrompu sa tournée médiatique en France après des accusations d’utilisation de l’Intelligence artificielle (IA), qui lui a valu l’exclusion de la sélection du Prix Goncourt, fin septembre. Pourtant, l’écrivain canado-haïtien est toujours en lice parmi les lauréats de deux autres prix lycéens : le Médicis et le Renaudot. Pour ce dernier, le jury a annoncé les nominés mercredi 7 octobre 2026, et C’était ça où mourir est sur la liste, aux côtés de huit autres romans.
Le jury est présidé par Frédéric Beigbeder et est composé de dix membres, dont Jean-Marie Gustave Le Clézio, Dominique Bona et Patrick Besson. Il n’a pas tenu compte des accusations de recours à l’IA et de plagiat au Canada. Le prix Renaudot, qui avait récompensé le roman d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre Je voulais vivre en 2025, annoncera son lauréat le 3 novembre.
En tête des ventes
C’était ça où mourir a aussi été éliminé de la deuxième sélection du prix Femina, mais il est à l’inverse conservé parmi les prétendants au titre Médicis, d’après son éditeur, Grasset. La deuxième sélection du prix sera dévoilée le 15 octobre, avant la proclamation des prix le 2 novembre. Au total, 18 livres francophones et 17 étrangers sont déjà nominés.
C’était ça où mourir, publié en août 2026, est en tête des ventes en France, malgré la polémique. D’après les chiffres de l’institut GfK relayés par Le Parisien , le roman se serait écoulé à 17 730 exemplaires en sept jours, du lundi 28 septembre au dimanche 4 octobre, contre 18 256 ventes la semaine d’avant. Il compte désormais 82 727 exemplaires écoulés, ce qui le place en tête des ventes de la rentrée littéraire, devant Amélie Nothomb, et son Adolescence du perroquet , vendu à 77 363 exemplaires depuis sa sortie le 19 août.
Le livre de Thélyson Orélien avait remporté le prix du Roman Fnac le 21 septembre, avant que la polémique sur son utilisation supposée de l’IA n’éclate. Ce prix décerne chaque année un jury composé de 400 libraires Fnac et de 400 adhérents du magasin.
La sélection
Pour le prix Renaudot, C’était ça ou mourir sera en concurrence avec huit autres romans :
Boris Bergmann, Minotaure (Albin Michel)
Jean-Marie Blas de Roblès, Cipango (Zulma)
Hemley Boum, Nos vies sauvages (Gallimard)
François-Henri Désérable, Le Palais (Gallimard)
David Djaïz, La méthode (Stock)
Osvalde Lewat, Un corps indocile (Philippe Rey)
Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset)
Anne Percin, Eugénie sous les bombes (Buchet Chastel)
Marie Petitcuénot, Heures sauvages (Héloïse d’Ormesson)